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Analyse du sol à faire soi même

3 834 octets ajoutés, 3 mars 2017 à 13:50
Recommandations pour agriculteurs & jardiniers
Elle ne s'applique toutefois que dans les zones dans lesquelles la biodiversité n'est pas déjà lourdement contrôlée par l'Homme. Il ne faut pas non plus oublier que de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le développement ou non d'une espèce, et pas seulement la qualité du sol.
== Recommandations pour agriculteurs & jardiniers urbains == Le [http://document.leefmilieu.brussels/opac_css/elecfile/etude_pollution-et-agricultureUrbaine_Greenloop_avril_2013.PDF?langtype=2067 rapport publié par Greenloop] propose une liste de recommandations à destination des agriculteurs et jardiniers urbains. Nous vous renvoyons au rapport pour une liste exhaustive et les références complètes, voici toutefois les quelques-unes les plus intéressantes. * Il est beaucoup plus risqué de s'intoxiquer par ingestion de sol, notamment par les poussières en suspension, que par l'alimentation. === Niveau de risque de la parcelle === * Se renseigner sur l'historique du sol avant de cultiver peut être très riche en informations : à quoi a servi la parcelle auparavant ? Prenez toutefois garde aux activités et dépôts sauvages et illicites, qui ne seront pas répertoriés.* Ne pas cultiver sur le sol en proximité immédiate des (ex-)bâtiments (industriels) est une bonne approximation. Se méfier particulièrement de la peinture écaillée.* Cultiver à plus de 10 mètres de hauteur protège significativement des polluants atmosphériques. === Avant de cultiver === * En cas de doute sur la parcelle, il est toujours possible de travailler dans des bacs avec du sol importé, isolés du sol de la parcelle par des bâches géotextiles étanches. C'est ce qui est fait dans de nombreux jardins collectifs. Dans ce cas, il faut toutefois rester vigilant sur la qualité de la terre importée...* Aux USA, les principaux composés testés dans les jardins partagés sont le plomb, l'arsenic, les HAP, les COV, les pesticides, et les dioxines. Le plomb est le seul testé systématiquement, les autres le sont seulement en cas d'activité à risque identifiée préalablement dans l'histoire de la parcelle.* En cas d'analyse de la teneur en plomb du sol, il est recommandé de ne pas cultiver dans le sol si la teneur dépasse 400 ppm.* Greenloop recommande de tester systématiquement les 8 éléments traces métalliques (ETMs) et les HAPs.* Greeloop recommande également de privilégier les fruits et légumes-fruits, moins susceptibles d'accumuler les polluants. Cette règle est toutefois démentie par [https://www.researchgate.net/profile/Ina_Saeumel/publication/221974685_How_healthy_is_urban_horticulture_in_high_traffic_areas_Trace_metal_concentrations_in_vegetable_crops_from_plantings_within_inner_city_neighbourhoods_in_Berlin_Germany/links/0fcfd50c836e0cd427000000/How-healthy-is-urban-horticulture-in-high-traffic-areas-Trace-metal-concentrations-in-vegetable-crops-from-plantings-within-inner-city-neighbourhoods-in-Berlin-Germany.pdf l'étude de TU Berlin] (elle-même contestée). === Pendant la culture === * Il faut également veiller à la qualité de l'eau d'irrigation, selon où elle est prélevée, et où elle a ruisselé (par exemple sur les toitures en zinc).* Il faut également prendre garde à la repollution, par exemple par le dépôt de sol volatile pollué amené par le vent par d'autres parcelles... Le paillis permet de réduire le risque de ce type de repollution, ainsi que la protection de la parcelle par des haies hautes, arbres et arbustes. Les jardins à l'intérieur des îlots d'habitations sont aussi mieux protégés. Un test chaque année pour veiller à la non-repollution est une bonne pratique.* Le cuivre atteindra des niveaux létaux pour les plantes avant d'atteindre ceux en mesure d'intoxiquer le jardinier.* Le plomb n'est a priori pas un danger si le pH du sol reste au dessus de 7 (non-acide). === Après la culture === * Laver les légumes-feuille permettrait d'éliminer 80 % du plomb éventuel. Certains conseillent de les laver avec une solution de vinaigre dilué à 1 %.* Eplucher les légunes-racines permettrait d'éliminer en grande partie la pollution au plomb et aux HAPs.
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